Au coeur des Dolomites

Patrimoine mondial UNESCO

Le Corbusier définit les Dolomites comme ‘la plus belle œuvre architecturales du monde’. Leur beauté est due à la diversité des formes verticales spectaculaires telles que les pinacles, les tourelles et des lics. Les 18 sommets du massif culminant à plus de de 3.000 mètres donnent le vertige et fascinent. Depuis 2009, les Dolomites sont classées patrimoine mondial de l’UNESCO.

La chaîne des Dolomites s’étend sur plusieurs provinces dont la province autonome de Bolzano, chef-lieu du Sud-Tyrol. Elles étaient autrefois appelées les ‘montagnes pâles’ en raison de la couleur claire de leur roche calcaire. Leur nom est un hommage au géologue français Déodat Gratet de Dolomieu qui fût le premier à découvrir les propriétés de cette roche calcaire. C’est par ailleurs la composition spécifique de cette roche qui est à l’origine d’un spectacle spécifique aux Dolomites. Au coucher du soleil, leurs falaises verticales se colorent de rose pour ensuite s’embraser d’un rouge vif  – une féérie appelée « enrosadira ».

Une explication bien plus romantique de ce phénomène est donnée dans un des mythes les plus connus du Sud-Tyrol. Parmi les différents massifs des Dolomites, il en existe un près de Bolzano qui s’appelle Rosengarten en allemand – la Roseraie. C’est en effet au sommet de cette montagne que le roi des nains Laurin cultivait autrefois un magnifique jardin de roses qu’il chérissait plus que sa vie. Or, ce sont justement ces roses qui trahirent le roi des nains car elles permirent aux chevaliers, qui cherchaient Laurin après le rapt d’une belle princesse, de trouver son royaume caché. Laurin maudit son jardin, personne ne devra plus voir les roses, ni de jour ni de nuit. Mais il oublia le crépuscule. Depuis, à ce moment précis de la journée, la roseraie enchantée s’illumine de rose-orangé en souvenir du malheureux roi Laurin et de son jardin.

Les sites incontournables – entre nature, histoire et inspiration

Deux des principales vallées au cœur des Dolomites – la vallée Alta Badia et le Val Gardena – sont la patrie de la minorité linguistique ladine, une langue parlée depuis l’époque romaine. Ces deux vallées authentiques sont riches en traditions, comme la sculpture de bois qui se pratique depuis le début du XVIIe en Val Gardena, qui héberge par ailleurs une école de sculpture créée en 1872. Outre leur tradition et leur culture, ces vallées au milieu des paysages suggestifs des Dolomites offrent une concentration exceptionnelle d’excellents hôtels et restaurants. Il s’agit en effet d’un des haut-lieux de la gastronomie sudtyrolienne, couronné par de nombreux étoilés.

Les deux vallées font partie du Dolomiti Superski, un forfait unique qui permet d’accéder à 1.200 km de pistes, dont certaines à renommée mondiale comme la Gran Risa en Alta Badia ou la Saslong en Val Gardena. En hiver, le meilleur moyen de profiter des panoramas à couper le souffle des Dolomites est d’entreprendre le grand circuit Sellaronda autour de l’impressionnant massif du Sella : 26 km de pistes qui vous feront également passer dans la province de Trente et celle de Belluno (Vénétie).

Explorer un bout d’histoire et de culture du Sud-Tyrol en ski ? Ce peut être l’objet d’une excursion en ski au mont Lagazuoi en partant de la localité Armentarola/San Cassiano en Alta Badia. Il s’agit en effet d’une étape du circuit de la Grande Guerre, car plusieurs sommets des Dolomites furent des sites clés du front pendant la Première Guerre mondiale. Les troupes autrichiennes et le corps alpin allemand se livrèrent des batailles acharnées dans les Alpes italiennes de mai 1915 à novembre 1917 (le Sud-Tyrol fut rattaché à l’Italie en 1919). Des labyrinthes de tunnels et des postes de tir témoignent aujourd’hui encore de ces événements tragiques.

Symbole incontestable des Dolomites sud-tyroliennes, les trois pics fragiles et escarpés du massif Tre Cime/Drei Zinnen, inspirèrent au compositeur Mahler son œuvre majeure le « Chant de la terre » pendant son séjour à Dobbiaco/Toblach en 1907 – 1908. 

Aujourd'hui, été comme hiver, les vacanciers peuvent jouir de l'immense domaine des Drei Zinnen Dolomiten où les activités sont multiples et adaptées à toute la famille. En hiver, on profitera par exemple du plus grand réseau de ski de fond d'Italie avec 200 km de pistes, tandis qu’en été l’alpage Piazza Prato/Plätzwiese invitera à des belles randonnées.

Egalement incontournable, le lac de Braies/Pragser Wildsee, petite perle parmi les lacs de montagnes. Gelé et enneigé on s’y balade dessus en hiver, tandis qu’en été l’on admirera le reflet de l’imposante paroi rocheuse du Croda di Becco/Seekofel dans les eaux cristallines du lac.

Les autres massifs à ne pas manquer :
Le petit massif du Latemar qui se reflète dans les eaux cristallines du lac Carezza/Karersee. Le massif du Sella, prisé hiver comme été pour les randonnées et circuits de ski. Le massif de l’Odle dans le parc naturel Puez-Odle où l’alpiniste Reinhold Messner a fait ses premières gammes et le massif du Schlern sur le plus vaste haut alpage d’Europe qui attire les randonneurs et les sorcières …
 

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